INTERVIEW EXCLUSIVE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO DANS LE FIGARO «Il y a un complot contre moi»

07/01/2011 14:36 par blueteamlmp

  • INTERVIEW EXCLUSIVE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO DANS LE FIGARO «Il y a un complot contre moi»

    INTERVIEW EXCLUSIVE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO DANS LE FIGARO «Il y a un complot contre moi»

    07/01/2011 14:36 par blueteamlmp

La menace d'une intervention militaire en Côte d'Ivoire se précise. Vendredi, à l'issue d'un sommet exceptionnel de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), les présidents de la région ont à nouveau enjoint Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir. La Cédéao s'est dite prête à utiliser la «force légitime» et a évoqué des poursuites internationales contre les responsables des violences à Abidjan. Une mission diplomatique est attendue mardi dans la capitale économique ivoirienne, composée des présidents béninois, sierra-léonais et cap-verdien, pour tenter de convaincre le président sortant de quitter le pouvoir.

LE FIGARO. - La Cédéao a menacé d'utiliser la force si vous ne renonciez pas au pouvoir. Prenez-vous cette annonce au sérieux ?
Laurent GBAGBO: - Toutes les menaces doivent êtres prises au sérieux. Mais, en Afrique, ce serait bien la première fois que des pays africains seraient prêts à aller en guerre contre un autre pays parce qu'une élection s'est mal passée ! Regardez un peu la carte de l'Afrique, regardez où ça se passe plus ou moins bien, ou plus ou moins mal, et regardez là où il n'y a pas d'élection du tout. Si on devait aller en guerre dans tous ces cas-là, je crois que l'Afrique serait perpétuellement en guerre. Donc je prends au sérieux les menaces mais je reste tranquille. J'attends de voir.

Vous ne croyez donc pas à la possibilité d'une intervention militaire ?
Les gens peuvent déraper. Mais ils ont aussi décidé de m'envoyer une délégation. On aurait dû commencer par là. On aurait économisé beaucoup de malentendus. Il faut venir voir ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Quand on a vu, alors on prend une décision. Ici, nous avons des lois, nous avons une Constitution, des règles. C'est ça qui fait une élection, comme dans tous les pays modernes. Et selon cette Constitution, c'est moi qui suis élu président de la République de Côte d'Ivoire. C'est tout, et c'est simple.

Est-ce pour vous la condition préalable à une solution pacifique ?
Je ne pose jamais de préalable à une discussion. Il faut aller au fond des choses. Moi je constate que les règles en vigueur dans ce pays, qui n'ont jamais été discutées par qui que ce soit, font que je suis président de la République. Je mettrai ça sur la table. Avant, personne ne se plaignait du Conseil constitutionnel.

Outre la Cédéao, l'organe financier régional, l'Umoa, a décidé de transférer une partie des pouvoirs à Alassane Ouattara…
C'est gênant, mais il y a toujours une solution. Dans ce domaine qui est très délicat, il faut mieux ne pas parler. Mais ce n'est pas la Banque centrale africaine qui paye les salaires des fonctionnaires. C'est l'argent de la Côte d'Ivoire. La décision de l'Umao n'a aucun sens.

Vous mettez aussi en cause l'objectivité de l'ONU, dont vous demandez le départ. Comment comptez-vous forcer l'Onuci à partir ?
Je l'ai dit. J'ai demandé ce départ par voie diplomatique et nous l'obtiendrons par voie diplomatique. On va discuter. Ce n'est pas par la guerre que l'on va obtenir cela. Ici, l'ONU et son chef se sont montrés partisans. Or l'ONU devait être une force impartiale. Ces forces sont maintenant partisanes, on se demande ce qu'elles font là..

Vous vous sentez victime d'un complot ?
Avant qu'on aille aux élections, j'avais demandé que l'accord de Ouagadougou soit appliqué. Si j'ai fait ma part, je demande que les autres fassent leur part en désarmant. Cela n'a pas été fait. Puis tout le monde s'entête pour que l'on vote quand même. Là, on peut parler du début du complot. On me dit : le désarmement, ce n'est pas très grave et moi-même je n'avais pas de raison de douter des rebelles avec lesquels je gérai la sortie de crise et qui se comportaient de façon loyale. Je ne pensais pas qu'ils utiliseraient les armes pour pervertir les élections à venir. Ensuite les institutions sont en place. Elles proclament le résultat et là tout le monde dit que c'est Alassane Ouattara qui est reconnu…

Qui sont les acteurs de ce complot ?
C'est surtout l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des États-Unis. (…). Ils sont allés chercher Youssouf Bakayako, le président de la Commission électorale indépendante, pour le conduire à l'hôtel du Golf qui est le quartier général de mon adversaire. Là-bas, alors qu'il se trouve hors délais et tout seul, ce qui est grave, on apprend qu'il a dit à une télévision que mon adversaire est élu. Pendant ce temps-là, le Conseil constitutionnel travaille et dit que Laurent Gbagbo est élu. À partir de là, Français et Américains disent que c'est Alassane Ouattara. C'est tout ça que l'on appelle un complot.

C'est le discours que vous tiendrez mardi à la délégation de chefs d'État envoyée en Côte d'Ivoire par la Cédéao ?
Ce sont les faits ! Et je dirai les faits en toutes circonstances ! Je ne cherche pas à convaincre. Je leur dis de vérifier la matérialité des faits. Quand les gens se détachent des faits, c'est qu'ils ne veulent pas la vérité. Je ne comprends pas pourquoi ils cherchent à créer un conflit, (…) pourquoi ils poussent à un affrontement interne.

Le porte-parole du gouvernement évoque un risque de guerre civile si la Cédéao intervient, un risque pour les communautés étrangères, africaines et européennes, vivant en Côte d'Ivoire…
S'il y a un désordre intérieur, une guerre civile, il y aura des risques, car nous n'allons pas laisser piétiner notre droit, notre Constitution, ça il faut que cela sorte de la tête des gens. Nous n'avons pas peur. C'est nous qui sommes agressés. C'est nous qui avons le droit pour nous. Jusqu'où ceux qui nous agressent sont-ils prêts à aller ? Quand j'ai été attaqué en 2002, nous n'avons vu ni la France, ni les États-Unis, ni la Cédéao prendre la moindre sanction. Les agresseurs de l'époque étaient connus. Tout le monde était sourd et muet, comme les singes de la parabole. Ce qui se passe aujourd'hui est la continuation de l'agression de 2002. Aujourd'hui ils retrouvent tous la parole et ils disent «haro sur Gbagbo». Mais Gbagbo, il a le droit avec lui !

L'ONU parle tout de même de 173 morts dans des affrontements, de cas d'enlèvements, d'exécutions extrajudicaires…
En 2000, quand j'ai pris le pouvoir, les mêmes gens avaient sorti des histoires de charnier à Yopougon, des assassinats. On avait demandé à l'ONU de faire une enquête. Il y avait eu un rapport. Le fond du débat aujourd'hui, c'est : qui est élu ? Et comme on ne veut pas de ce débat, on glisse vers les entraves aux droits de l'homme, les assassinats. Il faut constater la similitude entre 2000 et 2010. Je vais demander au ministre de la Justice d'ordonner des enquêtes. On n'a pas peur de ce débat.

La CPI pourrait-elle se joindre à cette enquête ?
Lors des discussions de paix de Marcoussis en janvier 2003, un chef d'État voisin, qui vient d'être réélu à 80 %, avait déjà dit que je devais être livré à la CPI. C'était succulent venant de lui. Peut-être aurais-je dû me faire élire à 80 %, j'aurais été moins suspect. Aujourd'hui, en 2010, c'est le même scénario. Je ne suis pas surpris. Il y a un complot qui vise à installer Ouattara au pouvoir.

Des pays africains aussi, comme le Nigeria, demandent votre départ…
Je ne veux pas parler de cela. Dans les réunions des pays africains, les représentants des pays occidentaux sont plus nombreux dans les couloirs que les Africains. Les pressions sont énormes. On n'en peut plus. Et quand on subit ce que je subis, on se dit que Mugabe (toujours président du Zimbabwe, malgré sa défaite aux élections, NDLR) n'avait pas totalement tort.

Comment depuis des mois l'Onu a planifié le Chaos en Côte d'ivoire

07/01/2011 14:18 par blueteamlmp

  • Comment depuis des mois l'Onu a planifié le Chaos en Côte d'ivoire

    Comment depuis des mois l'Onu a planifié le Chaos en Côte d'ivoire

    07/01/2011 14:18 par blueteamlmp

Alors que rien ne présageait un revirement de situation, alors qu'après un premier tour exemplaire et un débat « historique », alors qu'après tout ça les Ivoiriens étaient convaincus que cette crise finirait bien, les choses se sont dégradées à une vitesse éclaire. Mais en réalité, cette situation de chaos a été cuisinée, planifiée et mise en œuvre par les Nations Unies. Objectifs: dérouler le tapis au candidat malheureux Alassane Ouattara afin qu'il facilite l'accès aux richesses de la Côte d'Ivoire aux grandes puissances qui manipulent les Nations Unies. Les Etats Unis et la France. Décryptage.
De la « certification » des résultats provisoires.
Une chose qui a étonné plus d'un, c'est la vitesse avec laquelle le représentant spécial de l'ONU Choi s'est empressé pour reconnaitre le candidat du Rdr comme « Président » alors que des résultats PROVISOIRE avait été livrés en toute illégitimité. Plus surprenant. Dès le 30 novembre 2010 (48 heures après la tenue du deuxième tour de l'élection présidentielle) toutes les ambassades des pays présents en Côte d'Ivoire reçoivent des « mains » de l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) les « résultats définitifs » qui donneraient Alassane Ouattara vainqueur avec 54%. Petite question : Comment peut-on avoir ces résultats alors même que la Cei n'a en sa possession que les données de la diaspora et de moins de 10 % des résultats de quelques villes ivoiriennes ? Comment alors même que la Cei (Commission électorale indépendante) n'a pas encore proclamé les « résultats provisoires » (qui doivent être validés par le Conseil Constitutionnel) l'on annonce déjà des résultats « définitifs » ? A la vérité, Choi agissant sous la houlette de la France devait faire accepter ces résultats dans l'esprit de tous les membres de la communauté Internationale. Il fallait ensuite justifier les 54% en truquant et en falsifiant les PV.
Les médias étrangers reçoivent copie des « résultats définitifs » le 1er décembre. Ils ont ordre d'attendre la proclamation de la Cei. Mais la guerre du scoop trahit certains. Dans l'après midi du 1er décembre la chaîne de télé Euronews publie en « exclusivité sur son site web: « Dernière minute: Alassane Ouattara proclamé vainqueur de l'élection présidentielle par la Commission électorale ». Prise la main dans le sac la chaîne se justifie : «Concernant les élections à la présidence de la Côte d'Ivoire : la rédaction s'était préparée aux résultats possibles, rédigeant différentes « dernière minute » (Breaking news) à l'avance. La publication d'un de ces résultats sur le site Internet d'euronews résulte d'un problème technique ». La commission électorale proclame les résultats 4 jours après les élections et dans le QG du candidat Alassane Ouattara. La coïncidence est frappante : « Alassane Ouattara 54% »
Choi, le représentant de l'Onuci dans une déclaration télévisée « félicite le nouveau président ». La France et les Usa lui emboitent. Ils savent tous que le camp de Laurent Gbagbo ne va pas apprécier et que ça peut dégénérer.
La « certification » des morts
L'Onuci a tout prévu. Aujourd'hui, toutes les institutions de défense des droits de l'homme parlent de charnier, de génocide et annoncent même des chiffres de 170 morts. Objectif : accuser Gbagbo d'exactions sur les populations. Et pour l'instant…ça marche ! Pour justifier ces « morts », l'Onuci avait besoin de certifier ces chiffres macabres dans une morgue. D'où cet « appel d'offre » lancé au mois de septembre (voir photo). Alors que le bilan des manifestations qui ont eu lieu à Abidjan et dans certaines villes du pays est d'une vingtaine de morts (dont 10 forces de l'ordre tuées) l'Onuci a gonflé les chiffres via« ses » pompes funèbres. Et dans son rapport il n'y a jamais eu de militaires tués.
L'objectif reste le même. Évincé le président élu Laurent Gbagbo en favorisant l'envoi de forces militaires ou du CPI. Mais c'est sans compter sur la volonté des Ivoiriens à s'opposer à ces actions diaboliques de la part de la France (avec l'aide de l'Onu) qui tente de rétablir par la force son réseau françafricains.

Il y a 26 ans, jeune afrique titrait :le voltaique Alassane Ouattara promu DG departement afrique du fmi

07/01/2011 14:03 par blueteamlmp

  • Il y a 26 ans, jeune afrique titrait :le voltaique Alassane Ouattara promu DG departement afrique du fmi

    Il y a 26 ans, jeune afrique titrait :le voltaique Alassane Ouattara promu DG departement afrique du fmi

    07/01/2011 14:03 par blueteamlmp

C'est en décembre 1984 que le natif de sindou en Haute Volta (dans la tribu Gouin située à 150 km environ de la frontière ivoirienne) a été nommé directeur du département Afrique du fond monétaire international (FMI).En effet, Alassane Dramane Ouattara remplacé Justin B Zulu de nationalité Zambienne qui devient directeur du département des banques centrales. A 42 ans Mr. Ouattara, a obtenu son Bac série D au Lycée Kaboré Zinda de Bobo Dioulasso en 1961, titulaire d'un doctorat en sciences économiques obtenu à l'université de Pennsylvanie, ce voltaïque fut économiste au département Afrique du FMI de 1968 à 1973 avant de devenir chargé de mission à la banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest. En 1975, il fut nommé conseiller spécial du gouverneur de la BCEAO et assura en même temps les fonctions de directeur des Etudes jusqu'en janvier 1983, lors de sa promotion en tant que sous-gouverneur. Source : JA N°112, décembre 1984 page 66.
Vu ce qui précède, on comprend pourquoi Alassane Ouattara a soigneusement ignoré son parcours scolaire lors de sa présentation avant le face à face télévisé du jeudi 25 novembre dernier. Aucunes traces de son enfance ivoirienne, aucun ami d'enfance, aucune petite amie du lycée, aucunes références à des amitiés qui auraient pu atténuer sa folie meurtrière actuelle. En plus de sa propension à se tourner vers l'extérieur, Alassane n'a pas hésité un seul instant à appeler l'étranger à conspirer une guerre contre sa « patrie » supposée. Encore une fois, le jugement de Salomon reste d'actualité. Car si Alassane était vraiment ivoirien, il aurait pu s'incliner comme Al gore l'a fait devant Bush en privilégiant l'intérêt supérieur de la nation.
BOTRAZIE Désiré

Bruno Ben MOUBAMBA,Un patiote Africain, panafricaniste (Gabon)

07/01/2011 13:29 par blueteamlmp

  • Bruno Ben MOUBAMBA,Un patiote Africain, panafricaniste (Gabon)

    Bruno Ben MOUBAMBA,Un patiote Africain, panafricaniste (Gabon)

    07/01/2011 13:29 par blueteamlmp

Ce qui se passe en Côte d’Ivoire, cinquante après les « Indépendances Africaines » résulte sans doute de l’incapacité des autorités françaises à favoriser un nouveau modèle de coopération avec les anciennes colonies africaines, en modifiant en premier lieu une politique d’influence obsolète et en n’ostracisant pas de nouveaux acteurs politiques africains.

Le Président Sarkozy, ses conseillers et son gouvernement peinant visiblement à analyser le discrédit de la « Françafrique » (acteurs locaux africains et internationaux confondus), la politique migratoire inutilement vexatoire et la séduction exercée par de nouvelles puissances, minent lentement mais surement les positions de Paris en Afrique.

Le Président Senghor avait pourtant appelé à une vision de ce que l’Afrique devrait être pour la France et de ce que la France pourrait faire pour l’Afrique. L’ombre des oiseaux de mauvais augure qui virevoltent au-dessus de l’Élysée, empêchent peut-être le Numéro 1 français de voir comment depuis la fin de la Guerre Froide, la France a plus ou moins perdu une place dite de choix en Afrique francophone, même en « sauvant » quelques bastions politiques, militaires et économiques de premier plan à l'exemple du Gabon.

Il n’en demeure pas moins que les entreprises françaises sont désormais en concurrence directe avec des multinationales chinoises et américaines pour ne citer que ces puissances.

1. DU PRINCIPE DE RÉALITÉ
L’autorité politique de la France en Afrique francophone sera de plus en plus contestée quelque soit le futur immédiat de la Côte d’Ivoire ou du Président Laurent Gbagbo. Ce dernier a réussi à apparaitre tout de même dans l’inconscient collectif de millions d’âmes sur le continent noir comme le porte-parole de nouvelles générations souhaitant remettre en cause un certain « diktat » « Françafricain »

. Et ce ne sont pas les menaces françaises contre M. Gbagbo de ces derniers jours qui vont améliorer les choses ! Bien au contraire, au Togo, au Gabon, au Tchad, au Congo-Brazzaville et ailleurs, malgré la dénonciation des oppositions (souvent difficilement crédibles parce que composées d'anciens potentats) du soutien de la France aux régimes autoritaires, il n’ ya pas eu d’inflexion significative de la politique africaine de l’Élysée.

En juillet 2007, le discours du Président Sarkozy à Dakar a traumatisé l’Afrique francophone et il n’y a pas eu l’alternance qu'on exige au pouvoir d'Abidjan, à Libreville, à Ndjamena, à Lomé, à Ouagadougou, à Brazzaville … et même à Conakry, on a trouvé que d’anciens collaborateurs du dictateur défunt Sékou Touré pour les premières élections jamais organisées par la Guinée. C’est dire le désert politique qui caractérise souvent l’Afrique francophone ! Et pourtant, nous sommes loin de l'autocritique sur les bords de la Seine.

La France a la réputation depuis toujours de soutenir envers et contre tout les dictateurs de l’espace francophone : Jean Bédel Bokassa (Centrafrique), Joseph Mobutu République Démocratique du Congo [RDC], ex-Zaïre), Gnassingbé Eyadema & Fils (Togo), Sassou Nguésso (Congo), Idriss Déby (Tchad) ou Omar Bongo & Fils (Gabon). Paris s’est opposé notamment aux sanctions décidées par l’Union Européenne contre le Togo en 1993.

L’Élysée est dans une position qui tient de la schizophrénie politique : d’un coté, elle ne veut pas s’ingérer dans les affaires internes africaines sans toutefois rester indifférente ; d’un autre côté, elle préconise la stabilité des relations internationales, ce qui l’incite à négliger la nature des régimes en place. Et c'est quelque chose d’incompréhensible !

M. Sakozy voulait mettre un terme en 2007 à la « Françafrique » mais il a fini par limoger son « Ministre » de la coopération, M. Jean-Marie Bockel sur pression du Gabon en 2008. Sans compter les intérêts de ses grandes entreprises qui l’incitent à certaines complaisances. En résumé, le malaise y compris dans le bourbier ivoirien qui vient est la résultante de l’incapacité de la France à se conformer à ses grands discours sur les droits humains. Cette attitude explique en partie seulement la relation d’amour –haine que les Africains entretiennent avec elle.

2. RIEN N’EST JAMAIS PERDU
Plutôt que d’allumer un nouveau brasier en Côte d’ivoire, il appartient à la France de montrer à ses partenaires africains qu’ils peuvent « sortir gagnants » d’une relation transparente avec elle. Des Pays d’Afrique francophone renouvelés avec des acteurs désintéressés donneraient quitus à la France des errements du passé et en feraient leur porte-parole privilégié au sein du G8 et le médiateur incontournable de l’Union européenne dans les relations Nord-Sud …
La clarification de la politique de la France sur le continent noir lui permettrait déjà de mettre en valeur ce qu’elle fait au coup par coup. Paris ne sait pas – contrairement aux USA – bien « vendre » ses actions positives : premier contributeur du Fonds Européen de Développement (FED), principal contributeur du programme Facilité pour la Paix de l’Union Européenne (250 millions d’euros) …etc.
De nouvelles aspirations populaires émergent et nous vivons comme la fin d'un monde en Afrique francophone. Ceux qui sont en train de vivre la fin d’un temps ne s’en rendent pas toujours compte. Cela a été le cas des Soviétiques en 1989 avec la chute du Mur de Berlin et ce sera toujours ainsi jusqu'à la fin de tout.
Nicolas Sarkozy doit comprendre que l'urgence des urgences est que la France intègre dans ses logiciels une évidence fondamentale : l'enrichissement à venir des Peuples Africains n'est pas contraire à l'économie mondiale ni au Pouvoir Global. Il est impératif qu'arrivent à la tête des pays africains des décideurs qui permettront de faire baisser une misère sans fin.
Avec internet, le téléphone portable et tant d'autres moyens de communication captés dans les zones les plus reculés du continent,chaque jeune africain sait désormais que sa vie pourrait être différente si la France ne soutenait pas des hommes politiques dont le bonheur de leurs compatriotes est bien la dernière des préoccupations.
Nos parents et nos ancêtres ont toujours souffert ... Ils n'avaient pas à leur disposition les moyens de communication de cette génération. Ils souffraient physiquement et moralement mais en qui nous concerne, nous souffrons de souffrir : c'est une douleur métaphysique car nous avons pris la dimension de l'injustice qui frappe l'Afrique francophone.
Devant la volonté de sortir de l'ornière, la puissance de feu française ne suffira pas à faire reculer les plus déterminés (non pas les négociateurs nocturnes), ceux qui veulent vivre une vie normale sur une terre enfin normalisée ! Cette masse de jeunes (des millions et des millions) sera un des défis majeurs de l'Occident dans les trente prochaines années.
La Côte d'Ivoire est le syndrome d'un certain échec français en Afrique mais il n'est jamais trop tard pour réparer les pots cassés et la France trouvera toujours une oreille pour l'écouter. Mais, l'époque actuelle ne peut se passer d'un changement en profondeur et il faudrait un miracle pour que les choses se passent désormais dans la sérénité. A moins de trouver en France des politiques ayant une densité exceptionnelle. Nous attendons de voir ! Pour l'instant sur la scène politique française, à gauche comme à droite, il n' y a pas lieu d'être optimiste.
Voilà pourquoi, je crois malheureusement que la Côte d'Ivoire est un bourbier à venir (à cause de l'ONU principalement) qui pourrait enflammer l'Afrique de l'ouest et en faire le théâtre d'une nouvelle "Guerre Mondiale" ne disant pas son « nom » comme celle qui n'est pas encore terminée en RDC ou dans les Grands Lacs.

Que Dieu sauve l'Afrique et le monde de nouveaux périls insensés !

LVDPG - Média Libre pour tous

LA CAUSE DE LA COTE D'IVOIRE

07/01/2011 13:26 par blueteamlmp

  • LA CAUSE DE LA COTE D'IVOIRE

    LA CAUSE DE LA COTE D'IVOIRE

    07/01/2011 13:26 par blueteamlmp

La Côte d'Ivoire souffre depuis plus de 10 ans d'une crise interminable qui semble ne jamais vouloir finir.
Il faut savoir que depuis 1993, M. Alassane Ouattara est le dénominateur commun de toutes les crises ivoiriennes.
Aujourd'hui, malgré toutes les offres de négociation, de vérification, de recomptage des voix, etc. M. Ouattara campe sur sa logique guerrière et veut à tout prix faire couler le sang de millions d'innocents.
Les faits suivants l'illustrent:

  • Des centaines d'hommes armés sont déposés par avion depuis le 31 Décembre à Bouaké, pour venir en renfort des Forces Nouvelles
  • Des dozos (rebelles du Nord) lourdement armés embusqués à la maison du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) située à moins d'un kilomètre de la résidence du Chef de l'Etat, et à cent mètres de la résidence universitaire Mermoz (une des plus peuplées de Côte d'Ivoire) ont été débusqués très tôt ce matin par la police ivoirienne. Ils préparaient un coup de force sanglant, et auraient pris le prétexte d'une attaque des « jeunes patriotes »
  • Des rebelles en armes ont investi dès la mi-décembre les zones dites « pro-Ouattara », qui sont en fait des quartiers populaires tels que Abobo et Anyama, et y sèment la terreur surtout de nuit.
  • M. Guillaume SORO, secrétaire général des Forces Nouvelles, et Premier Ministre de M. Alassane OUATTARA ne cesse d'en appeler à une agression armée à laquelle de nombreux pays africains se refusent.

Plusieurs pays africains se refusent catégoriquement à cette éventualité. Pour certains, ils dénoncent la grossière ingérence de la France à travers son président M. Nicolas SARKOZY, et aussi ils dénoncent la précipitation de l'ONUCI. Suite au Ghana, à l'Angola, à la Gambie et au Cap-Vert, d'autres pays refusent de prendre part à la destruction militaire de la Côte d'Ivoire. La Chine et la Russie se sont aussi fermement prononcées contre.

Côte d'Ivoire: le gouvernement de RDC contre un recours à la force
RFI – 04.01.2011 – extraits Au cours d'une conférence de presse lundi 3 décembre à Kinshasa, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais a exprimé très clairement la position de son pays concernant la crise ivoirienne. « L’Afrique n’a pas besoin d’une guerre en Côte d’Ivoire. L’Afrique n’a pas besoin que des gens viennent rouler des mécaniques. Qu’on arrête avec les ultimatums, les menaces, les bruits des bottes etc…Jamais une guerre n’a été conduite avec une totale prévisibilité », a-t-il, déclaré.

« C’est vraiment faire œuvre d’apprenti sorcier que de croire qu’on peut mener une guerre comme ça, sur du papier... On va y aller, on le chasse et puis on revient et c’est tout, comme si on allait arrêter un petit malfrat du coin qui n’a rien derrière lui personne, derrière lui », a martelé le ministre congolais, avant d'ajouter qu'il « faut qu’on laisse l’Afrique régler ce problème. »

Pour Lambert Mende, la réaction à l’égard de la Côte d’Ivoire est disproportionnée au regard d’autres crises africaines. « Il y a eu des coups scandaleux. On l'a vu à Madagascar. On a chassé un président en exercice, on a vu personne sanctionner ces gens-là. On ne voit pas d’ultimatums du type : ‘tu pars la semaine prochaine sinon ceci cela’. » Le gouvernement congolais se prononce donc contre tout ultimatum et pour la négociation.

Sortie de crise – Abraham Doukouré (Cedeao) : « Il n’était pas question de remettre un ultimatum à Gbagbo»
Fraternité Matin du 04 janvier 2011

L'ambassadeur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) en Côte d'Ivoire, Abraham Doukouré, a levé un coin du voile hier lundi, sur la mission des émissaires de l'Union Africaine et de la Cedeao dans le processus de résolution de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. Selon lui: «Il n'était pas question de remettre un ultimatum à Gbagbo». Cette déclaration met fin à la spéculation sur un ultimatum que la Cedeao aurait donné à Laurent Gbagbo.

UN should stay out of Côte d’Ivoire – Lavrov (Russian Foreign Ministry)

The Russian Foreign Ministry is against UN Security Council interference in resolving internal problems in Côte d’Ivoire, said Russia’s Foreign Minister Sergei Lavrov. He noted that the situation in Côte d’Ivoire could impact the African continent as a whole. “We are all for the African countries coming together and working out arrangements that would seek to direct the situation into a political channel, ” – said Lavrov.

Médiation Cedeao-UA: Raila Odinga prend conscience des réalités de la crise
Laurent Despas, Koaci.com Abidjan 04.01.2011
« Odinga (médiateur de l'Union africaine (UA) et Premier ministre kenyan ndlr) est venu porter le message d’Obama à Gbagbo et rassurer Ouattara du soutien américain » c’est ce que nous livre en exclusivité un membre de la délégation béninoise sous couvert d’anonymat, proche de Yayi Boni venu ce lundi à Abidjan pour le second épisode de la médiation de la Cedeao et de l’UA dans la crise ivoirienne postéléctorale.

Notre source nous apprend que le Premier ministre Kenyan serait venu sous couvert de l’Union Africaine s’immiscer dans le dossier ivoirien pour le compte des États-Unis. Toujours selon notre source, la position de ce dernier serait beaucoup plus ferme que celle de la Cedeao «les américains depuis Washington veulent à tout prix qu’une solution militaire peut être via l’Ecomog soit appliquée et ce au plus vite, nous autres africains de la zone sommes beaucoup plus modérés et prônons une résolution pacifique » ajoutant « nous avons entendu le président Gbagbo et Ouattara, les deux réitèrent leur désir d’un règlement pacifique de la crise, à ce stade nous allons devoir revenir au moins une fois de plus mais c’est pour le bien et la paix de la sous région, pour nous autre de la Cedeao toute idée d’intervention militaire est exclue, on espère qu’il en est de même à l’UA, quand on discute avec Odinga, on se rend compte qu’il prend désormais conscience de la complexité du dossier, il était bon qu’il vienne».
La délégation de la Cedeao était arrivée en deux mouvements ce lundi à Abidjan, 9h00 pour Pedro Verona Rodrigues Pires, Yayi Boni et Ernest Koroma à 13h30. Raila Odinga est quant à lui arrivé à 11h30.
Après une longue journée de rencontre et huis clos entre les envoyés et les différents acteurs politiques ivoiriens passant de l’hôtel pullman à celui du golf et par la résidence du chef de l'État, Koroma a officiellement conclu au terme de la médiation du jour par une laconique déclaration: « Les discussions se poursuivent et tout se passe dans la bonne grâce ». Merci Monsieur le président, on en n’attendait pas plus tant la langue de bois et les craintes de s'exprimer ouvertement sur le dossier sont réelles.

COTE D'IVOIRE: UN BLOCAGE DECRYPTE

07/01/2011 13:04 par blueteamlmp

  • COTE D'IVOIRE: UN BLOCAGE DECRYPTE

    COTE D'IVOIRE: UN BLOCAGE DECRYPTE

    07/01/2011 13:04 par blueteamlmp

Les missions de la CEDEAO et de l'Union Africaine à Abidjan, se suivent mais ne se ressemblent pas. Toutes les attentes de la « communauté internationale » avec à sa tête le président français Nicolas Sarkozy semblent s'effriter au fil des visites des différents leaders en Côte d'Ivoire.
Tout a commencé avec la visite de M. Jean PING qui a démenti « l'injonction » qui aurait été faite au Président Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir.
S'en sont suivies les visites des trois chefs d'état du Bénin, du Cap-Vert et de la Sierra Leone qui ont exclu, contre toute attente le recours à la force. La dernière en date a été la visite de ces mêmes trois chefs d'état qui étaient cette fois accompagnés du Premier Ministre Kenyan, mandaté par l'Union Africaine. Ce dernier a aussi rejeté fermement l'option armée à la fin de sa mission.
Fait très révélateur qui n'a été relevé par aucun des médias français décidément partiaux et amateurs de raccourcis, M. ODINGA a dit à sa sortie du Palais présidentiel: « Nous venons de rencontrer Son Excellence le Président de la République Laurent GBAGBO, nous allons maintenant rencontrer Monsieur Alassane OUATTARA »!
On comprend que tout cela suscite l'ire de M. Sarkozy et de son poulain qui veulent à tout prix créer un bain de sang dans ce pays qu'ils ont décidément en tête de détruire par tous les moyens. La vérité se fait de plus en plus jour, et elle révèle ce qui s'est vraiment passé à l'issue des élections ivoiriennes.
Les révélations troublantes sur la « proclamation des résultats » par M. Youssouf BAKAYOKO ancien président de la Commission Electorale Indépendante et la prétendue partialité du Conseil Constitutionnel

1/Pour arrêter la liste des candidats à l’élection présidentielle, c’est au Conseil Constitutionnel que la Commission Électorale Indépendante (CEI) a transmis les dossiers des candidats. Sur 20 candidats, le Conseil Constitutionnel en a éliminé 6 et retenu 14. Là personne n’a dit que le Conseil Constitutionnel était aux bottes de Gbagbo et qu’il n’était pas qualifié pour juger de la recevabilité et de la validité des candidatures. Tout le monde a accepté cette décision sans rien dire, même ceux qui ont été recalés.

2/Quand la CEI a donné les résultats provisoires du 1er tour, il a fallu attendre les résultats définitifs du Conseil Constitutionnel avant d’ouvrir la campagne pour le 2ème tour. Le Conseil Constitutionnel a même jugé irrecevable la requête de M. Bédié parce qu’elle a été transmise hors délai. Là non plus personne n’a rien eu à redire contre la décision du Conseil Constitutionnel. Avec les mêmes conseillers et le même Président, personne n’a dit que ce Conseil était aux bottes de Laurent Gbagbo.

3/ Selon la loi électorale ivoirienne, la Commission Électorale Indépendante (CEI) avait 3 jours pour donner les résultats provisoires. Ensuite, compte tenu du déséquilibre notoire dans la représentativité des organisations politiques ou des institutions de la République (Présidium de la CEI : 4 opposants contre 1 pro-Gbagbo ; Commission Centrale de la CEI ayant voix délibérative: 16 opposants contre 6 pro-Gbagbo), le règlement intérieur de la CEI dispose que c’est par consensus que les résultats issus des commissions régionales sont validés. En clair, si un des conseillers n’est pas d’accord, le résultat n’est pas rendu public. C’est ce mode de travail qui a prévalu au sein de la CEI au 1er tour et au 2ème tour. Mais pour le 2ème tour, malheureusement la recherche du consensus n’a pas permis à la CEI de valider tous les résultats avant le délai imparti à cette institution par la loi. Au bout des 3 jours de délai la CEI n’a pu donner ses résultats. A partir de ce moment, la CEI n’était plus compétente pour proclamer un quelconque résultat. Mais fort curieusement, c’est 15 heures après le délai de 3 jours que le président de la CEI va, par quel moyen ??, se retrouver seul dans l’hôtel qui sert depuis début Octobre de QG de campagne à Alassane OUATTARA et y proclamer des résultats que la CEI n’a pas validés et ce, devant seulement deux télévisions d'État françaises (France 2 et France 24). Et ce sont ces télévisions françaises qui vont apprendre aux Ivoiriens les résultats de l’élection de leur Président. Dans quel monde sommes-nous ?

Le Président de la CEI a-t-il été kidnappé ? Oui, aujourd’hui nous pouvons l’affirmer: avec la complicité de l'Ambassade de France et d'éléments armés des Forces Nouvelles, il a été amené à l’hôtel du golf à 23 heures la veille, au QG d’Alassane OUATTARA en lui confisquant ses téléphones portables et en lui remettant des "résultats" à lire. Il a résisté jusque dans l'après-midi.
Il a ensuite été exfiltré par la France vers Paris, d'où il fait aujourd'hui des déclarations fracassantes aux médias et surtout complètement incongrues. Comment peut-il dire qu'il ne savait pas que l'hôtel du Golf était le Quartier Général de Campagne de Alassane OUATTARA???? Lui, le président de la Commission Électorale? Le second hôtel de Luxe d'Abidjan, était depuis le mois d'Octobre envahi par des centaines d'animateurs et de communicateurs, des écrans géants visibles depuis les routes, du matériel sonore, des chapiteaux, etc. Et c'est là que ce sont déroulées les nuits électorales du RDR!!!!!
Ainsi donc, contrairement à ce qui est propagé dans le monde entier, la CEI n’a pas validé les résultats de l’élection et n’a donc pas donné de résultats. C’est plutôt le Président de la CEI qui n’a pas compétence à valider et à donner seul les résultats qui s’est retrouvé dans un hôtel (QG d’Alassane Ouattara) où il a donné des "résultats". Et du coup le monde entier saute sur ce "résultat " pour dire Ok ! Alassane Ouattara est "Président de la République de Côte d’Ivoire".
On n’a plus besoin de l’avis du Conseil Constitutionnel parce qu’il est pro-GBAGBO. Les puissances occidentales avec la France à leur tête et certains pays de la sous-région considèrent le résultat provisoire comme définitif. Ils agissent ainsi parce qu’ils savent que plusieurs PV sont faux et que s’ils sont soumis à une juridiction, n’importe laquelle, le "résultat" du Président de la CEI et non de la CEI sera invalidé.
Si la CEI s’est montrée incapable de donner les résultats, c’est au Conseil Constitutionnel qu’il revient de trancher. Et c’est ce que le Conseil Constitutionnel a fait. Au-delà des jugements subjectifs qui consistent à dire que Paul Yao Ndré, Président du Conseil constitutionnel est un proche de GBAGBO, il faut regarder avec objectivité l’arrêt qu’il a rendu. Est-ce fondé ou non de rejeter les résultats qui l’ont été ? Pourquoi personne ne cherche à comprendre le bien fondé de la décision du Conseil Constitutionnel?
Il convient de souligner qu’en plus du comptage manuel, la CEI a commis un cabinet d’expertise à l’effet d’un comptage électronique des voix (voir document joint de SILS Technology). Ce cabinet a rejeté 2200 procès verbaux des bureaux de vote sur lesquels le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits. Ce qui est une anomalie grave que nul ne saurait justifier. Ce n’est donc pas le Conseil Constitutionnel qui a invalidé le vote dans des départements du Centre et du Nord sous contrôle des rebelles des FN, mais la CEI elle-même à travers son partenaire, la société SILS, chargée du comptage électronique (voir document SILS joint). Et ce sont ces PV frauduleux qui justifient le blocage des travaux de la CEI parce que plusieurs Conseillers n’ont pas accepté la validation des PV indiquant un nombre de votants supérieur au nombre d’inscrits. Quel être humain normal pourvu de tous ses sens peut accepter la prise en compte de procès verbaux (PV) de bureau de vote où le nombre de votants est anormalement supérieur au nombre d’inscrits ?
Alors comment comprendre que Bingu Wa Mutarika, Président en exercice de l’Union Africaine s’aligne sur une position incongrue qui consiste à dire que les fraudes massives organisées avec les fusils des rebelles n’ont jamais existé ?
Comment comprendre que quatre chefs d'État, membres de la CEDEAO (la CEDEAO compte 14 membres + la Côte d’Ivoire) se retrouvent à Abuja le 7 décembre 2010 pour décider à la place de toute la CEDEAO en affirmant que le "résultat" provisoire donné par le Président de la CEI seul au QG d’Alassane Ouattara suffit et qu’il faut chasser Laurent GBAGBO du pouvoir ? Quel dommage ! Mille fois dommage !
Plusieurs groupes d’observateurs des élections ont noté qu’au 2è tour, il y a eu trop de violence de la part des Forces Nouvelles, ex-rebelles (toujours en armes) sur les représentants de Laurent GBABGBO dans les bureaux de vote dont plusieurs ont été battus à sang, séquestrés, chassés après le passage de l'ONU (qui faisait des sauts de puce dans les différents points de vote) et des femmes violées au sein même du bureau de vote.
Malheureusement, l’on a considéré que ces observateurs qui ont qualifié le scrutin d’injustice, non transparent en zone sous contrôle rebelle étant majoritairement africains, leurs rapports n’étaient pas dignes de confiance. Mais seul le rapport des observateurs de l’Union Européenne qui n’ont déployé aucun agent en zones sous contrôle rebelle devait être pris en compte. C’est ce qui a été fait. Voilà la vérité sur le 2è tour et les résultats des élections en Côte d’Ivoire.
Comment et pour quel intérêt l'Union Africaine a-t-elle pu s’aligner sur ces positions insensées ? Comment et pour quel intérêt l'Union Africaine a-t-elle pu considérer tous les observateurs Africains y compris ceux de l'Union Africaine-même, comme des sous-hommes au point d’affirmer que tous leurs rapports n’étaient pas dignes du moindre crédit ?
Tout le monde condamne Laurent GBAGBO à cause de l’acte de Damana Picass qui a déchiré les résultats que voulait proclamer Bamba Yacouba, porte parole de la CEI (et membre du RDR!). Cet acte a été présenté pendant 3 jours en boucle par les médias en taisant les commentaires du magistrat Togba pour donner l’impression que les partisans de GBAGBO ne veulent pas qu’on donne les résultat parce qu’ils sentent que GBAGBO est battu.
C’est de la désinformation pure et simple et à partir de là, les gens condamnent un acte qui ne constitue qu'une conséquence et se taisent sur les causes. En effet, en France, sur 28 bureaux de vote, il y a eu des incidents dans 8 bureaux et à cause de ces 8 bureaux, Bamba Yacouba superviseur de la France (donc étant celui qui transmet le rapport de France aux commissaires de la CEI) a fait annuler tous les 28 bureaux de France en se présentant directement devant les caméras des TV à l'insu des autres membres de la commission centrale.
Et c’est cette forfaiture qu'il a voulu recommencer avec des résultats des zones sous contrôle rebelle (non validés par la commission centrale de la CEI) à l'insu des autres membres de la commission centrale et ce, devant des TV étrangères uniquement. Voilà ce qui a motivé la réaction de Damana Picas. Quel est cet être humain normal qui n’aurait pas agi ainsi ? Nous, en Côte d’Ivoire, nous avons salué et continuons de saluer l’acte de bravoure de Damana Picas.
Le blocage opéré par M. Alassane Ouattara

Suite à toutes ces médiations africaines, qui ont compris, à la lumière des éléments fournis, que la situation était bien plus complexe qu'il n'y paraît et surtout que la désinformation opérée par le camp Ouattara en collaboration avec la France était monumentale, on se retrouve aujourd'hui dans une situation de blocage difficile à comprendre.
Plus surprenant encore, que ce soit le Président qui a été légalement investi au regard de la Constitution ivoirienne, qui fasse preuve d'ouverture et de diplomatie:

  • Premièrement, le Président Laurent GBAGBO a fait une première offre de discussion en « tendant la main » à Alassane Ouattara.
  • Deuxièmement, le Président Laurent GBAGBO a demandé que l'on revisite les élections en mettant en place une Commission Internationale neutre.
  • Troisièmement, le Président Laurent GBAGBO a demandé un recomptage des voix sous le contrôle de cette Commission neutre.
  • Quatrièmement, le Président Laurent GBAGBO a souhaité s'asseoir à la table de négociation avec M. Alassane OUATTARA.

A toutes ces propositions, le camp Ouattara a opposé un non catégorique. Étrange pour quelqu'un qui se dit spolié....

Il souhaite à tout prix une action armée, qui fera couler le sang de millions d'ivoiriens et de ressortissants de la CEDEAO. Avec la hargne vindicative de M. Nicolas Sarkozy, il perd de vue le fait que depuis près de 15 ans, il est le dénominateur commun de toutes les crises ivoiriennes. Il perd de vue le fait qu'aucun de ses appels à la grève et à la désobéissance civile n'a été suivi. Il perd de vue le fait que la population ne se soulève pas pour que sa « soi-disant volonté » soit respectée.

Fait très inquiétant, depuis quelques jours, des avions déversent à Bouaké des centaines d'hommes lourdement armés. Nos sources font état de ce qu'une intervention militaire est en cours de préparation contre la Côte d'Ivoire. Nous ne comprenons pas pourquoi toutes les questions posées restent sans réponse et pourquoi l'on ne veut pas revisiter le second tour des élections et donner la chance à l'Afrique de mener sa diplomatie.
Nous, ivoiriens, ivoiriennes, et amis de la Côte d'Ivoire, refusons que nos pays frères africains soient instrumentalisés aux fins de détruire leurs propres frères. Nous refusons que l'ECOMOG sanguinaire soit déployée sur notre territoire pour servir les desseins obscurs de la France. Nous croyons en une issue pacifique de cette crise, pour que l'Afrique en sorte grandie. Nous en appelons au soutien de tous ceux qui sont épris de justice et de vérité.